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Wednesday, August 12, 2015

Chair Piment ( Devil's dance )



Au premier plan, Chair Piment brosse l'histoire de Mina, une guadeloupéenne d'âgée de trente-cinq ans qui vit à Paris.
Son histoire débute en juin 1999, elle est traumatisée par une série d’événements tragiques et violents , principalement la mort de sa sœur retardée Rosalia dans une incendie chez elle en Guadeloupe et la mort inattendue de ses parents ce qui l'a forcée de s'exiler en France afin de vivre avec sa sœur aînée Olga et son beau frère Douglas.

Hantée par ce souvenir lourd de la famille, même l'éloignement insupportable de son île natale et la peur de l'aliénation en métropole, elle choisit un chemin peu fréquenté, celui d'oublier sa souffrance par les rencontres sexuelles avec des inconnus. Peu importe, le nom ,l'origine ou la couleur de peau des hommes, elle veut simplement être  pénétrée par le sexe masculin niant tout rapport amoureux et intime et vit une fantaisie sexuelle qui la soulage temporairement. 

Son corps devient un fardeau honteux , un lieu qu’ habite la mémoire d'un passé esclavagiste, ainsi son Chair Piment ou Pimenté  nous crée des images d'une femme mal à l'aise dans sa peau.  Assidûment en quête de son identité, dans une société où les immigrés sont cantonnés aux grisailles de la  banlieue parisienne, elle décide de rentrer en Guadeloupe à l'aube de Millénaire , en quête de ses racines, afin de guérir ses plaies et décoder les secrets de sa misère. Face à la vérité amère, elle décide de continuer avec ce souvenir gravé dans son corps et son âme.


En considérant le portrait d'une Femme Fatale dans le personnage de Mina, nous  sommes invités à une lecture différente sans nous limiter à une femme qui menace l’homme.




Aller d'homme en homme, sans amarres, ni passion, ni amour. Pas de mots. Fuir les mots. Jouir de la variété des hommes. Aller à leur découverte. Se faire surprendre par la beauté des corps et la violence des étreintes. Toucher le mystère des sexes  dressés.[1]

Pour Mina, faire l'amour est aussi construire son identité qui se trouve en pièces , déchirée entre L’Afrique; le pays d'origine, la Guadeloupe; le pays natal et la France; le pays de l’exil. Le métaphore de l’acte de sexe et les unions corporelles par hasard jusqu'à ce qu'elle trouve le corps masculin qui lui plaît, montrent ce désir intime du corps féminin de retrouver ses vraies racines qui ont été perdues, ont été déformées à travers l'histoire. La vitesse, l'impatience qui caractérise le personnage de Mina "Aller d'homme en homme" semble aussi liée à la temporalité du récit. L'histoire se déroule juste avant l'aube du millénaire et se termine le premier janvier 2000.Donc, cette précipitation de résoudre les énigmes du passé reste une nécessité principale, comme l'acte de faire l'amour!

Au delà de cette image revue et réactualisée de la Femme antillaise moderne qui prend son destin en main, Pineau décrit aussi les femmes qui subissent le mauvais sort par les hommes dans cette île souillée par l'histoire et la nature. Ainsi Rosalia avec son corps retardé et brûlé, Suzon Mignard, Médée et Marie Perle avec leurs corps amoureux de père de Mina; Melchoir et Sélénea l'ancêtre qui était la première à hériter la terre après l'Esclavage peuplent les pages du roman.

Ces histoires retracées par les successives analepses, l'écrivaine ainsi aborde la question d'Identité féminine et sociale sous un prisme multiple afin de les recréer une nouvelle identité dans un contexte post-colonial.


[1] PINEAU, Gisèle, Chair Piment, Mercure de France, 2002, p.86.
 

L'auteure:  Gisèle Pineau

     Née à Paris en 1956, de parents guadeloupéens, Gisèle Pineau a vécu l'exil en France avec sa grande famille de six enfants et sa grand-mère. A cause des ennuis financières, elle abandonne les études de Lettres Modernes et elle devient infirmière en psychiatrie en 1979, se marie et repart pour la Guadeloupe où elle exercera pendant près de vingt ans sa profession au Centre Hospitalier Psychiatrique de Saint-Claude. Depuis sa réinstallation à Paris en automne 2000, elle mène toujours, parallèlement à sa carrière d'écrivain, cette autre profession qui, dit-elle, équilibre sa vie.

     L’œuvre de Gisèle Pineau s’échelonne entre deux volets. 

D'un coté, elle est influencée par le racisme, l'intolérance et la force des préjugés rencontrés chaque jour en « métropole » et son écriture met en scène des personnages en but à la violence et à l'injustice de ce monde ce qu'on trouve principalement dans les romans ; La Grande Drive des esprits (Paris: Le Serpent à Plumes, 1993), Un papillion dans la cité (Paris: Sépia, 1992.), L'Espérance-macadam (Paris: Stock, 1995), L'Âme prêtée aux oiseaux (Paris: Stock, 1998.). 

De l'autre coté, elle assiste à une discussion littéraire féminine voire féministe dans ses œuvres avec la figure récurrente de la femme. Inspirée par sa grande- mère Man Ya qui était victime de la violence domestique et aussi par ses merveilleuses histoires vécues dans l’île colonisée d'une époque, la romancière prolifère l'image de la femme dans ses écrits. G.Pineau, expose les divers visages de la femme antillaise, en éclaire les multiples facettes, dénichant toujours, tel un motif inédit, un destin nouveau à la fois proche et lointain. Avec ses œuvres notamment L'exil selon Julia (Paris: Stock, 1996) , Chair Piment (Paris: Mercure, 2002) même son écriture sociologique ; Femmes des Antilles, traces et voix, 150 ans après l'Abolition de l'Esclavage  (Paris:  Stock, 1998) et le récit Mes quatre femmes (Paris: Philippe Rey, 2007) , elle s'intéresse à la cause de femmes.

     Son œuvre forme une immense toile, où toutes ces femmes sont singulières, solitaires et solidaires à la fois. De ce portrait de groupe n'émerge aucune figure extra-ordinaire, car c'est précisément dans ce qu'elles ont d'ordinaire que G. Pineau s'intéresse ( et nous intéresse) à ces femmes. Cependant la violence de leurs portraits provoque des sentiments mêlés : stupeur et fascination, horreur et admiration.
Pourtant, dans un entretien avec Biringanine Ndango , elle avoue son opinion :
Peut-on considérer votre œuvre comme un engagement pour la cause des    femmes ? - je ne peux pas réduire mon écriture à cela, même si je parle beaucoup des femmes et que je prends parfois position pour elles. Toutefois je n'écris pas contre les hommes. Je ne suis pas féministe. Je suis pour l'humain.  [1] 

     Une autre caractéristique de son écriture est que l'espace donné à la créolité, une style de l'écriture qu'elle a héritée de Simone Schwarz Bart. Non seulement ce lourd présence linguistique envahit son œuvre romanesque mais aussi l'espace géographique, son île reste un élément récurrent dans ses écrits. Interrogé sur ce exotisme forcé, envahissante dans son écriture , ou la signification d'un tel acte, elle se justifie ainsi :
Je vis dans un environnement qui peut paraître exotique à un étranger. Quelqu’un qui sort de la Norvège verra ce cocotier devant moi comme exotique., Moi, je vois ce cocotier tous les matins quand je me lève et que je m'installe sur la véranda. Ce n'est pas exotique pour moi. A partir du moment où je mets des fleurs tropicales dans mon roman, des fruits comme les goyaves, les papayes,ça peut paraître exotique , mais aux yeux de qui ?... mais pour moi, je veux rester honnête avec moi-même. 

Récompensée par plusieurs prix littéraires tels que Grand Prix des lectrices d'Elle (1994), Prix Terre de France (1996), Prix Rotary (1997), Prix Amerigo Vespucci (1998), Prix des Hémisphères Chantal Lapicque (2002), ainsi ,G.Pineau continue sa vie littéraire tout en forment les femmes pour accentuer le fameux proverbe antillais : La femme est une châtaigne, l'homme est un fruit à pain.



[1] PINNEAU, Gisèle : au nom du passé, entretien avec Biringanine Ndagano, écritures caraibes, sous la direction de Georges Voisset et Marc Gontard, Presse universitaires de Rennes, Rennes , p.159.


Par Jahooli Devi

Saturday, September 6, 2014

Woman Body








I was born a woman
My body is my jewel
I wear it, humbly
Not shouting too much
« Look, I've got a jewel! »
Because
I know what it is to be a Woman
of Black, White, Yellow, Brown
Or Invisible.
Haunted by the nightmares of slavery
Hurt & deceived by the illusions of love
Blood still flows in my memory
more than the wounds of harsh whips
on my body,
It survived
like a hard rock
with a soft fragile heart
over centuries
to tell you that story...

My body is a temple
full of serenity
that I worship
Today
That needs to be worshiped too
I love, forget, forgive there
It is holy then
I am proud of it
You should too...


Le corps de la femme

Je suis née femme
Mon corps est un joyau
Je le porte discrètement  
Sans clamer :
"Hé! J'ai un joyau!"
Car,
Je sais ce que c'est qu'être une femme:
Noire, Blanche, Jaune, Marron,
Ou Invisible!
Tourmentée par les affres de l'esclavage 
Écorchée et abusée par les chimères de l'amour 
Le sang coule davantage en ma mémoire 
que des plaies du fouet cruel 
sur mon corps
Il a survécu solide comme une pierre 
avec un cœur fragile à travers les âges 
pour vous conter cette histoire...

Mon corps est un temple de la sérénité
Que je vénère 
Aujourd'hui
Qui demande à être vénéré aussi 
J'y aime, oublie, pardonne
Il est sacré alors
J'en suis fière
Vous devriez l'être aussi...


Written & Translated By Jahooli Devi

Thursday, August 7, 2014

Passionate Love poems





Body can explain amazingly




Stay a little closer to me,
Hold me and kiss me tenderly,
It may feel sparkling inside,

There are not any words to explain it,

But never be afraid,

Coz' not only words,
But also Body can explain,
Things amazingly.







Stay in love forever and ever

I can see your eyes sparkling,
I can feel your breath on my chest,
I can feel the warmth of the body,

The touch of your hand, makes me crazy.

The smell of your hair, reminds me jasmine,

Your lips with a smile, kissing mine,
You embrace me with passion,
This way we never gonna apart,
And stay in love forever and ever.









I never, never dreamed a night like this

It was so nice to see your moves,
And to tango with you,
When you lean on my body,

It’s tickling my heart,

Touching on your moving hip,

Kissing your pinky lips,
Hearing your racing heart,
Forcing me to be together with you,
I cannot believe,
Can you ever dream a night like this?
I've never, never dreamed a night like this.









I’m all yours tonight



Though night is very dark,
stars are shining right above us,

just hold me tight and kiss me my love,

warm breeze is whispering “I love you”,

I was wondering this moment since long,
Don’t  leave me alone tonight,
take me to your arms,
I’m all yours tonight.







Close your eyes and come to me honey


Feelings of lust,
your glance,
in my heart I feel,

you are so inviting, 

and my thirsty feelings,

It’s like glasses of honey in my mind,
close your eyes and come to me honey.   



   



Don’t wanna loose any second of this moment

  

The words that you whisper in my ears, 
racing my heart beat, 

fills my mind with passion, 

your soft lips, warmth my body gently, 

I’m begging yours more and more, 
your soft touch punch through my skin to entire body, 
I may lose control over you, 
don’t wanna lose any second of this moment.





This night gonna never end

  
Your dark eyes made me wild, 
you slipped your arms around my waist; 

my body trembled with desire, 

you made the fire flame of passion, 

it’ll become a raging fire soon, 
I pressed my body to yours, 
while you kissed my lips gently, 
it feels I lost my bonds to the body, 
this night gonna never to forget.





I want you inside me



Lips want to touch your lips,
Ears want to hear your moan,

Eyes want to see your desire,

Skin wants soak your warmth,

Arms wants hug your body,
Hip wants to touch your hip,
I want you inside





Perhaps this time forever



This time all I wanted,
something so special and sacred thing,

in your eyes.

for just this moment,

to be warm and naked,
at your side.
It feels that you'll never realize me,
but perhaps this time forever...





                                                  

This moment forever


When the night falls, 
the cold breeze passes by,
the moon takes the place in the sky,
Stars twinkle like diamonds,
I close my eyes,
You beside me and lean on me, 
I open my eyes to see you,
Then,
Holding me, in your arms,
Pressing your body against mine,
When you lock my lips in yours,
So I could feel the taste,
I want keep this moment forever.




I'm gonna marry you!!!


Never tell you this way before, 
never think of you this way before, 
never felt you this way before, 
never seen you this way before, 
never touch you this way before, 
never smell you this way before,
never kiss you this way before,
coz’ 
I just married you!!! 





Never wanna wake up 


 

My heart’s ticking, 
your dizzy eyes, 
in my heart - asking something. 
I feel passion and you are hoping, 
something strange, 
I’m thirsty but it’s not for wine. 
My stubborn body, 
you don’t wanna stop further, 
Want to be in a warm dream with you, 
and I never wanna wake up. 







Lips, they also told me the same secretly


I saw a world of dreams, 
you and me, 
underneath the shine of moon and stars, 
I remember the warmath of your body, 
and the fondness of your heart, 
our souls had a bond like eternity, 
I remember your eyes, 
they told me,
how it feels your mind and body. 
I remember, 
your half parted pinky lips, 
they also told me the same, 
secretly.





By Manu Fernando