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Friday, June 19, 2020
Thursday, April 23, 2020
The Life and Work of Kama Sywor Kamanda - By Charitha Liyanage
The Life and Work of Kama Sywor Kamanda: Interviews Paperback
The Life and Work of Kama Sywor Kamanda: Interviews Kindle Edition
Thursday, July 13, 2017
La glace au chocolat
Le premier embarras de ma vie fut quand j’appris que ma naissance n’était pas désirée par mes parents. Déjà deux filles dans la famille ! Ma mère espéra un garçon pour enfin s’arrêter d’accoucher. À mon père manquait gravement quelque chose d’inexplicable, la dignité… la fierté…la continuité de sa génération, un vrai enfant dans la famille. Donc, ils attendirent avec impatience un garçon.
Maman prépara tous les vêtements en bleu
, mangea les mangues vertes avec du piment, était heureuse de sa peau couleur
de sapotille qui prouvait que je serai garçon. Papa fit les frais d’un
hôpital privé pour accueillir « le petit bijou » de la famille. Ils
attendirent deux semaines, maman mangea les meilleurs poissons blancs pour allaiter
le bébé et but de la poudre de lait importé d’Australie pour les os forts de son « futur »
garçon. Après deux semaines à l’hôpital aucun signe de la perte des eaux, ils rentrèrent
à la maison, car la fierté coûtait cher. Malheureusement, le soir de leur
arrivée la poche des eaux éclata avec grande joie. on hospitalisa ma mère immédiatement
à l’hôpital du village voisin.
L’humiliation. À
leur grande surprise et contre tous signes. C’était une fille.
L’amour maternel pour une fille était tellement fort
dans cette île, elle me refusa tout de suite. Une fille trop brune, comme un
singe. Pas comme les bébés aux joues joues roses dans les pubs à la télé. Une
troisième fille qui serait une grande responsabilité pour elle. Son refus était
justifié. Papa malchanceux la consola quand même disant que je rassemblais à ma
grand-mère maternelle décédée il y avait quelques années. La réincarnation
sauva ma vie et je fus acceptée tout de suite. Mais le karma était tellement
puissant que mes parents eurent une 4eme fille plus tard avant de gagner
un garçon à la loterie, au cinquième
tour !
Chaque fois, que j’entendais cette histoire, je me
sentais coupable de ma naissance et j'avais le sentiment que je ne méritais pas
d’être dans ma famille. Je n’avais pas pu donner ce bonheur à mes parents
dès ma naissance et j’avais toujours cru que ma naissance était une souffrance
pour eux. Donc, je voulais être un garçon.
Partout, j’écrivais un prénom masculin «
Samantha » en croyant que j’étais un garçon. Je refusais les
poupées en coupant leurs cheveux, je voulais une coiffure de garçon, grimpais
aux arbres et y restais pendant des heures, lisant des romans d’aventures. A l’âge de six ans,
mes meilleurs amis étaient les garçons, ils devinrent les héros de ma vie. Je
voulais faire exactement comme eux. Jouer au cricket, courir dans les champs de
riz avec les cerfs-volants assister aux fêtes de Vesak au temple... Je grandis
comme un cocotier sans aucune courbe féminine toujours avec la couleur d’un
singe noir comme ma mère disait souvent.
Mais cette liberté ne dura que quelques années. Un
jour, à l’âge de 13 ans j’eus mes premières règles. Ce fut la deuxième honte de
ma vie. On dit elle est tombée de l’arbre de jambose rose. Ça signifie
avoir des périodes. Oui, je tombai d’un arbre très haut, celui de ma dignité.
On m’isola dans une chambre noire loin des garçons, même mon père n’avait pas la
permission de me voir. Il y avait des bougies pour la lumière et des feuilles
de Neem sous le lit pour me purifier. On enleva aussi le miroir.
Les femmes du voisinage
vinrent chez moi. Elles avaient l’air toutes gaies. Elles
commencèrent à me donner des conseils que je n’avais jamais entendus. « Maintenant
tu es une grande fille. Il ne faut pas faire ça et ça ». Quels
droits avaient- elles sur moi ?
On me donnait seulement du bouillon amer comme si
j’avais attrapé une maladie. J’ai passé une semaine dans cet isolement en
attendant le jour propice pour sortir. Je ne pouvais ni aller à l’école
ni voir mes amis. Ce fut la semaine la plus noire de ma vie. Dehors, j’entendais
les femmes qui rigolaient, se précipitaient pour préparer les friandises pour
fêter mon premier sang. Maman a consulté un astrologue qui a dit exactement la
couleur de la culotte que je portais et prédit
que j’allais faire de grandes choses dans la vie car j’avais 4
planètes dans le même carreau dans mon horoscope. Un scorpion fort.
Une femme râpait la noix de coco pour préparer le riz
au lait alors que l’autre faisait frire le Kevum doré dans l’huile chaude. Papa était très occupé à inviter tous les
villageois pour la cérémonie et il acheta beaucoup de bouteilles d’Arrack pour
ses amis. L’astrologue recommanda la couleur Rose pour ma robe de cérémonie.
Moi, qui n’avais jamais porté de robes sauf l’uniforme à l’école, pleurais, refusant
de porter une robe rose à fanfreluches. Je ne voulais pas être une
Barbie. On m’a mis du maquillage partout. Le rouge aux lèvres: je n’osais pas parler ou manger de peur de gâcher
le maquillage, la poudre sur mon visage : je rassemblais à un clown, les
talons qui coupaient mes chevilles : je me sentais comme un de ces
pêcheurs sur échasses et cette robe longue ridicule m’étouffait.
Le matin de la cérémonie, je dus me réveiller très tôt
le matin car la Dhoby woman d’une caste inférieure Redi Nenda était venue me
donner le bain rituel en dehors de la maison. D’abord elle enleva mes boucles
d’oreilles en or et elle les garda disant que c’était mauvais pour la santé.
Alors, elle versa un premier seau d’eau glacial sur ma tête avec des fleurs de
jasmin et du curcuma pour me purifier. Elle m’ordonna d’ôter mes vêtements devant elle et d’enfiler la
robe. Je détestais tellement cette vieille femme, je
commençai à pleurer.
Ensuite, je dus craquer un coco avec un énorme couteau
comme ça je n’aurais plus de mauvais œil dans ma vie. Enfin, je dus allumer les
lampes à huile et me prosterner aux pieds à chaque adulte qui était présent, on
m’offrit de nouvelles boucles d’oreilles
en or, des colliers, des bracelets et beaucoup de cadeaux dont je ne
voulais pas. Une femme me donna des verres ! Je n’en comprenais pas
la raison.
Tout le monde était heureux sauf moi. Les villageois
étaient ravis de ce repas royal et ils mangèrent pour trois jours du riz jaune
au poulet avec quantités de currys, burent l’alcool gratuit et commencèrent à faire
la fête. Pourquoi étaient- ils si
heureux Comment mon sang leur donnait-il de la joie ?
Je dus accueillir tout le monde devant la porte. J’assistai
à ce spectacle comme un animal dompté dont le corps n’appartient qu’au
« Maître ». Je ne pouvais pas m’amuser du tout. Quand tout le monde
fut parti, je courus vers le frigo pour manger mon dessert préféré que papa
avait commandé pour la fête. La glace au chocolat.
À ma grande déception, il y avait plus de glace au
chocolat. Il n’en restait même pas une cuillerée. On avait tout fini pendant
que je saluais les gens. Maman a dit que ce n'était pas bien . On n’avait pas
pensé à moi. Je hurlai, pleurai, criai, déchirant ma robe rose. Je frémissais
de colère.
Et à ce moment-là, cette petite envie de manger une
glace au chocolat dont j’étais privée cruellement, car j'étais fille, me glaça
le cœur et je commençai à haïr mes gens et leurs rituels ridicules,
pour toujours.
Par Jahooli Devi
Sunday, May 14, 2017
Thursday, May 11, 2017
පලා යන්න Sinhala translation of De Tunis à Kairouan by Guy de Maupassant

මරණයෙන් කෙළවර වන ජීවිතය සැමවිටම සමානය . කිසිවෙකුටත් මෙය නතර කල නොහැක. වෙනස් කල නොහැක. තේරුම් ගැනීමට ද නොහැක. ඉරණම වෙනස් කල නොහී අප සිත් කෝපයෙන් වෙළෙයි.
අප කුමක් කලත් අවසානයේ මිය යනු ඇත. කුමන ආගමක් ඇදහුවත් , සිතුම් පැතුම් කුමක් වුවත්, කුමන උත්සාහයක් දැරුවත් අවසානයේ මිය යනු ඇත. කිසිවක් නොදැන අප හෙට දිනයේ මිය යන්නේ දන්නා සියලු දේ කෙරෙහි කළකිරීමෙනි . ජීවන චක්රය දුකකි. මිනිසාට එදිනෙද කරන නීරස ක්රියා වලින් මිදිය නොහැක. ඔහු ආබාධිත අසරණයෙක් මෙනි.
උදැසන පිබිද , එහා මෙහා ගොස් , කවුළුව ලඟට වී අසල් වැසියන් දෙස බලා සිටින්න. පියා , මව , දරුවන් සතර දෙනා , ඔවුහු දිවා ආහාරය ගනිති. ඊයේ දිවා ආහාරය ගත ලෙසම හෙට ද දිවා ආහාරය ගනිති. පෙර දින ආච්චී ද සිටියාය. අද ඇය එතන නැත! පියා ඉතා සතුටින් සිටියි. පිස්සෙක්!
ඔවුහු විවාහයක් ගැන කතා කරති . මරණයක් ගැන කතා කරති. කුකුල් මස් හොද්දේ සැර ගැන කතා කරති. ගෙදර වැඩකාර ගෑණිගේ හොරකම් ගැන කතා කරති. දහසකුත් නොවැදගත් දේ ගැන තැවෙති , ලත වෙති. මෝඩ යක්කු !
අවුරුදු 18ක් පුරාවට ඔවුන් ජීවත් වන මේ නිවාස දකින විට මහත් අප්පිරියාවක් හා කේන්තියක් දැනෙයි. මේ තමා ජීවිතය!
බිත්ති හතරයි, දොර දෙකයි, ජනේලයයි , ඇදයි , පුටුවයි, , මේසයයි .
හිර ගෙයක්, මේක හිර ගෙයක්! එකම නිවසක අවුරුදු ගණනාවක් සිටියහොත් එය හිර ගෙයක් වනු නියතයි.
පලා යන්න . හැර දමා යන්න. දන්නා පළාත් , සුපුරුදු මිනිසුන් , නීරස ක්රියාවන්, එකම සිතුවිලි . මේ සියලු දෙයින්ගැලවී යන්න.
උදේ සිට රෑ වන තෙක් හැඬීමෙන් විඩා වූ විටෙක , නැගිට ගොස් වතුර වීදුරුවක් වත් බීමට තරම් කම්මැලි වූ විටෙක ,
නිතරම දකින මිතුරන්, කේලාම් සොයන අසල් වැසියන් දැකීමෙන් විඩා වූ විටෙක ,
නිතර යන එන පාර , ජීවත්වන නිවස , "රෑ කෑමට මොනවද ඕනෑ" වැරහැලි හැඳ ගත් බිරිය අසනා විටෙක , සුවච කීකරු බලු සුරතලා දකින විට , බත් හා හොඳි එකම වෙලාවට ගන්නා ආහාරවේල් දකින විට , සෑම දිනකම නිදා ගන්නා ඇඳ දැකීමෙන් විඩා වූ විටෙක,
කණ්ණාඩියෙන් මුහුණ බල විටෙක, මේකප් දමන විටෙක, ඔබට ඔබවම , ඔබේ කටහඬම විඩාවක් වූ විටෙක,
චක්රයක් වූ එකම සිතුවිලි පෙරලි පෙරලී මතුවන විටෙක , නීරස ජීවිතය ඔබ ගිල ගෙන විඩාවට පත්කල විටෙක,
මේ සියලු දේ හැර දමා පලා ගොස් නව ජීවිතයක් අරඹන්න...
Translated by Jahooli Devi
Extract from the short story "Au soliel" , De Tunis à Kairouan , Edition Complexe, Guy de Maupaasant, pg 3-5.
Monday, August 1, 2016
École de français "ilfauttoutsavoir"
Un coup de
tonnerre dans le ciel et puis un autre ... le ciel sombre
s’éclaircit.
Elle apparaît
soudain devant moi.
Je ne sais pas par
où elle est arrivée. Par la fenêtre? par la porte? Je ne sais pas qui
c'est.
Ma mère? Ma soeur
?
Je vois une
silhouette bizarre, un chapeau pointu , des habits noirs... c'est clair
maintenant!
Des lèvres
rouges, un long menton , un balai aussi ...
Mon Dieu, c'est
une sorcière !
"Ha ha ha,
petite poulette, je ne vais pas t'escagasser, mais je suis venue ici pour te
punir; tu n'as pas bien révisé tes leçons de français."
Alors je
m’exclame "Quelle galère!"
Comment l’a t
–elle su ? Peut être par ma mère? Ha non, Je sais
très bien qui m’a dénoncée, c’est ma sœur !
Et moi je lui
dis "Alors madame la sorcière, que voulez vous?"
"Aujourd'hui
je vais t’emmener dans un monde de magie pour te donner des
leçons de français, allez-y! "
Me voici embarquée
sur le balai, et elle volait crescendo. J'avais tant de
question à lui poser....
"Alors Madame
la sorcière, pourquoi vous déplacez vous en balai? Vous n'avez pas de
voiture, d’avion ou de cheval ? "
Et elle répondit
"Tais toi petite sotte ! Tu ne sais pas que le prix de
l'essence est de plus en plus élevé? Après tout, je suis moderne, je suis
écolo, je ne pollue pas moi... et vous les humains vous deviez en
faire autant !"
"Ah, je
comprends, il y a plusieurs variantes à un balai ! Par exemple ma mère s'en
sert comme d'un bâton pour me battre quand je zappe mes cours, je m’en
sers aussi tout le temps pour nettoyer .Mais zappons ce sujet et dites moi
plutôt où vous m’emmenez. "
Elle répondit
"Nous Nous y sommes, c'est ton école"
Alors je resta
sans voix devant cet édifice immense et son architecture étonnante et
majestueuse en bois comme celui d'Ulysse, que j’assimilais à un
énorme cheval de Troie, bien différent des petits chevaux de Trois dans qui
paralysent très souvent mon ordinateur. Dans une immense salle
j'aperçus le plus horrible, le plus effrayant des spectacles.
Je frémissais, je
balbutiais, mon coeur palpitait...je faillis hurler de peur. La pièce était
pleine de vampires, de loups garous, de squelettes ambulants, de fantômes et de toutes
sortes de créatures surnaturelles de toutes les couleurs....noires, jaunes,
rouges, de toutes tailles , grosses, maigres grandes et
petites , et de toutes formes , rondes ,carrées, triangulaires, ovales .....
mais toutes d'affreuses créatures !
A ma grande surprise, tous sont venus vers
moi pour me féliciter.
"Bienvenue
dans le monde scolaire des fantômes"
Puis ils m'ont
offert une boisson aromatisée aux articles définis et indéfinis, des
pronoms, des adverbes et des verbes conjugués à tous les temps (Présent,
imparfait, subjonctif, passé composé) oh que j’adore la langue de Molière .
Quel nectar!!! Je me suis régalée.
Un squelette avec
un baladeur sur les oreilles m'a demandé
"Es tu fan de Michel
Sardou ou préfères tu du Edith Piaf ?"
Et puis un
Dracula ; téléphone mobile en main me toisa d'un air fier.
Quel regard!
Tout à coup un
vieil homme qui avait l'air d'un mentor rusé et fier de l’être entra
et se présenta
"Je suis Monsieur Ilfautoutsavoir et je
vais vous enseigner comment faire les baguettes linguistiques. Ce sera un vrai
remu méninges!"
J'ai hurlé de
toutes mes forces.
"Nooooon, pas
de baguettes linguistiques, pas de baguettes linguistiques. c'est dur, c'est
dur, ça casse ma bouche"
Tout le monde
m'entoura .On me servi du potage littéraire assaisonné de
figures de style, Miam , Miam délicieux! Et je m'endormis.
A mon réveil,
j'étais transformée en mentor magique.
Maintenant, je
séduis les jeunes coeurs avec mes philtres de français, oh que j’adore
cette langue !!! et je la dirige cette l'école !
Par Jahooli Devi
Wednesday, September 2, 2015
Le procès du French Kiss How to French Kiss
C’est fou ce que les mecs sont pro-french kiss. Tu rencontres quelqu’un, l’alchimie règne entre vous, au moment de la rencontre, l’autre que tu as beaucoup chauffé avec des " j’ai hâte de te rencontrer, j’aimerais tant être dans tes bras…etc", il est là, prêt à t’embrasser. Eh bien, au premier baiser…paf !! Il te fourre sa langue dans la bouche. Malheur !
J’ai toujours trouvé que, me mettre une langue dans la bouche d’emblée, dès la première fois, c’était égal à une violation de mon intimité. Mais je me laissais faire, en ayant le souci de ne pas tout foutre en l’air, à jouer à la fillette bleuette. Je me suis dite les mecs qu’il faut vous le dire: nous ne sommes pas fans des french kiss à la première rencontre. Si pour vous c’est dans un souci de nous démontrer votre expérience inégalable, pour notre part nous nous attendons a plus de romantisme la première fois.
Alors, voilà, comme toute progression qui se respecte, la première étape dans le baiser serait l'effleurement. Oui, tout simplement, les filles sont simples.
Un simple bisou qui pourrait se faire en série de petits bisous.
Puis la seconde serait l’entourage de la commissure des lèvres ou tu gouttes avec modération le goût de l’autre (comme un fruit que tu pourrais dire trop fade, trop amer, très sucre (hmmm !), trop acide il me faut un peu de sel…etc). Car on a bien le droit de ne pas passer aux prochaines étapes après cela.
Graduellement, tâtez le pouls (non pas votre pantalon), pour savoir si on progresse tout de suite ou on reste au niveau 2 pour le moment.
Ensuite les choses sérieuses peuvent être enclenchées. Alors, vous êtes avec nous ?
Vous connaissez le french manicure ? C’est un procédé simple, minutieux, sa réussite dépendant du respect des étapes.
Un simple bisou qui pourrait se faire en série de petits bisous.
Puis la seconde serait l’entourage de la commissure des lèvres ou tu gouttes avec modération le goût de l’autre (comme un fruit que tu pourrais dire trop fade, trop amer, très sucre (hmmm !), trop acide il me faut un peu de sel…etc). Car on a bien le droit de ne pas passer aux prochaines étapes après cela.
Graduellement, tâtez le pouls (non pas votre pantalon), pour savoir si on progresse tout de suite ou on reste au niveau 2 pour le moment.
Ensuite les choses sérieuses peuvent être enclenchées. Alors, vous êtes avec nous ?
Vous connaissez le french manicure ? C’est un procédé simple, minutieux, sa réussite dépendant du respect des étapes.
J’ai personnellement embrassé beaucoup de jolies lèvres. Mais toujours été choquée par la brutalité des baisers intrusifs. Ces mecs qui étalent leur attirail de séduction (comme il embrasse diablement bien !!). Non ! C’est juste pour les nanas un peu allumées et pas encore mures. De celles qui vous harcèleront à la rupture, de celles qui rendront la relation pénible jusqu’à l’asphyxie.
Non, une vraie dame aime les vrais baisers ou toute leur personne, leur personnalité, leur fragilité, sont prises en compte. Oui même pour un simple baiser. Et ça c’est en y allant progressivement. Nous sommes SIMPLES. Maintenant si nous sommes passionnées faudra suivre le rythme. En plus, c’est le signe que nous pourrons vous faire confiance à nous respecter. Si vous respectez cela, nous ne nous lasserons pas de vous.
Non, une vraie dame aime les vrais baisers ou toute leur personne, leur personnalité, leur fragilité, sont prises en compte. Oui même pour un simple baiser. Et ça c’est en y allant progressivement. Nous sommes SIMPLES. Maintenant si nous sommes passionnées faudra suivre le rythme. En plus, c’est le signe que nous pourrons vous faire confiance à nous respecter. Si vous respectez cela, nous ne nous lasserons pas de vous.
Voilà messieurs, respectez les étapes et soyez attentifs, vous n’en serez que comblés.
Par Métisse d' Ibiza
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lips,
love corner
Wednesday, August 12, 2015
Chair Piment ( Devil's dance )
Au premier plan, Chair Piment brosse
l'histoire de Mina, une guadeloupéenne d'âgée de trente-cinq ans qui vit à
Paris.
Son histoire débute en juin 1999, elle est traumatisée par une série d’événements tragiques et violents , principalement la mort de sa sœur retardée Rosalia dans une incendie chez elle en Guadeloupe et la mort inattendue de ses parents ce qui l'a forcée de s'exiler en France afin de vivre avec sa sœur aînée Olga et son beau frère Douglas.
Hantée par ce souvenir lourd de la famille, même l'éloignement insupportable de son île natale et la peur de l'aliénation en métropole, elle choisit un chemin peu fréquenté, celui d'oublier sa souffrance par les rencontres sexuelles avec des inconnus. Peu importe, le nom ,l'origine ou la couleur de peau des hommes, elle veut simplement être pénétrée par le sexe masculin niant tout rapport amoureux et intime et vit une fantaisie sexuelle qui la soulage temporairement.
Son corps devient un fardeau honteux , un lieu qu’ habite la mémoire d'un passé esclavagiste, ainsi son Chair Piment ou Pimenté nous crée des images d'une femme mal à l'aise dans sa peau. Assidûment en quête de son identité, dans une société où les immigrés sont cantonnés aux grisailles de la banlieue parisienne, elle décide de rentrer en Guadeloupe à l'aube de Millénaire , en quête de ses racines, afin de guérir ses plaies et décoder les secrets de sa misère. Face à la vérité amère, elle décide de continuer avec ce souvenir gravé dans son corps et son âme.
En considérant le portrait d'une Femme Fatale dans le personnage de Mina, nous sommes invités à une lecture différente sans nous limiter à une femme qui menace l’homme.
Son histoire débute en juin 1999, elle est traumatisée par une série d’événements tragiques et violents , principalement la mort de sa sœur retardée Rosalia dans une incendie chez elle en Guadeloupe et la mort inattendue de ses parents ce qui l'a forcée de s'exiler en France afin de vivre avec sa sœur aînée Olga et son beau frère Douglas.
Hantée par ce souvenir lourd de la famille, même l'éloignement insupportable de son île natale et la peur de l'aliénation en métropole, elle choisit un chemin peu fréquenté, celui d'oublier sa souffrance par les rencontres sexuelles avec des inconnus. Peu importe, le nom ,l'origine ou la couleur de peau des hommes, elle veut simplement être pénétrée par le sexe masculin niant tout rapport amoureux et intime et vit une fantaisie sexuelle qui la soulage temporairement.
Son corps devient un fardeau honteux , un lieu qu’ habite la mémoire d'un passé esclavagiste, ainsi son Chair Piment ou Pimenté nous crée des images d'une femme mal à l'aise dans sa peau. Assidûment en quête de son identité, dans une société où les immigrés sont cantonnés aux grisailles de la banlieue parisienne, elle décide de rentrer en Guadeloupe à l'aube de Millénaire , en quête de ses racines, afin de guérir ses plaies et décoder les secrets de sa misère. Face à la vérité amère, elle décide de continuer avec ce souvenir gravé dans son corps et son âme.
En considérant le portrait d'une Femme Fatale dans le personnage de Mina, nous sommes invités à une lecture différente sans nous limiter à une femme qui menace l’homme.
Aller d'homme en homme, sans amarres, ni passion, ni amour. Pas de mots. Fuir les mots. Jouir de la variété des hommes. Aller à leur découverte. Se faire surprendre par la beauté des corps et la violence des étreintes. Toucher le mystère des sexes dressés.[1]
Pour Mina, faire l'amour est aussi construire son identité qui se trouve en pièces , déchirée entre L’Afrique; le pays d'origine, la Guadeloupe; le pays natal et la France; le pays de l’exil. Le métaphore de l’acte de sexe et les unions corporelles par hasard jusqu'à ce qu'elle trouve le corps masculin qui lui plaît, montrent ce désir intime du corps féminin de retrouver ses vraies racines qui ont été perdues, ont été déformées à travers l'histoire. La vitesse, l'impatience qui caractérise le personnage de Mina "Aller d'homme en homme" semble aussi liée à la temporalité du récit. L'histoire se déroule juste avant l'aube du millénaire et se termine le premier janvier 2000.Donc, cette précipitation de résoudre les énigmes du passé reste une nécessité principale, comme l'acte de faire l'amour!
Au delà de cette image revue et réactualisée de la Femme antillaise moderne qui prend son destin en main, Pineau décrit aussi les femmes qui subissent le mauvais sort par les hommes dans cette île souillée par l'histoire et la nature. Ainsi Rosalia avec son corps retardé et brûlé, Suzon Mignard, Médée et Marie Perle avec leurs corps amoureux de père de Mina; Melchoir et Sélénea l'ancêtre qui était la première à hériter la terre après l'Esclavage peuplent les pages du roman.
Ces histoires retracées par les successives analepses, l'écrivaine ainsi aborde la question d'Identité féminine et sociale sous un prisme multiple afin de les recréer une nouvelle identité dans un contexte post-colonial.
Au delà de cette image revue et réactualisée de la Femme antillaise moderne qui prend son destin en main, Pineau décrit aussi les femmes qui subissent le mauvais sort par les hommes dans cette île souillée par l'histoire et la nature. Ainsi Rosalia avec son corps retardé et brûlé, Suzon Mignard, Médée et Marie Perle avec leurs corps amoureux de père de Mina; Melchoir et Sélénea l'ancêtre qui était la première à hériter la terre après l'Esclavage peuplent les pages du roman.
Ces histoires retracées par les successives analepses, l'écrivaine ainsi aborde la question d'Identité féminine et sociale sous un prisme multiple afin de les recréer une nouvelle identité dans un contexte post-colonial.
Née à Paris en 1956, de parents
guadeloupéens, Gisèle Pineau a vécu l'exil en France avec sa grande famille de
six enfants et sa grand-mère. A cause des ennuis financières, elle abandonne
les études de Lettres Modernes et elle devient infirmière en psychiatrie en
1979, se marie et repart pour la Guadeloupe où elle exercera pendant près de
vingt ans sa profession au Centre Hospitalier Psychiatrique de Saint-Claude.
Depuis sa réinstallation à Paris en automne 2000, elle mène toujours,
parallèlement à sa carrière d'écrivain, cette autre profession qui, dit-elle,
équilibre sa vie.
L’œuvre de Gisèle Pineau s’échelonne entre
deux volets.
D'un coté, elle est influencée par le racisme, l'intolérance et la force des préjugés rencontrés chaque jour en « métropole » et son écriture met en scène des personnages en but à la violence et à l'injustice de ce monde ce qu'on trouve principalement dans les romans ; La Grande Drive des esprits (Paris: Le Serpent à Plumes, 1993), Un papillion dans la cité (Paris: Sépia, 1992.), L'Espérance-macadam (Paris: Stock, 1995), L'Âme prêtée aux oiseaux (Paris: Stock, 1998.).
De l'autre coté, elle assiste à une discussion littéraire féminine voire féministe dans ses œuvres avec la figure récurrente de la femme. Inspirée par sa grande- mère Man Ya qui était victime de la violence domestique et aussi par ses merveilleuses histoires vécues dans l’île colonisée d'une époque, la romancière prolifère l'image de la femme dans ses écrits. G.Pineau, expose les divers visages de la femme antillaise, en éclaire les multiples facettes, dénichant toujours, tel un motif inédit, un destin nouveau à la fois proche et lointain. Avec ses œuvres notamment L'exil selon Julia (Paris: Stock, 1996) , Chair Piment (Paris: Mercure, 2002) même son écriture sociologique ; Femmes des Antilles, traces et voix, 150 ans après l'Abolition de l'Esclavage (Paris: Stock, 1998) et le récit Mes quatre femmes (Paris: Philippe Rey, 2007) , elle s'intéresse à la cause de femmes.
D'un coté, elle est influencée par le racisme, l'intolérance et la force des préjugés rencontrés chaque jour en « métropole » et son écriture met en scène des personnages en but à la violence et à l'injustice de ce monde ce qu'on trouve principalement dans les romans ; La Grande Drive des esprits (Paris: Le Serpent à Plumes, 1993), Un papillion dans la cité (Paris: Sépia, 1992.), L'Espérance-macadam (Paris: Stock, 1995), L'Âme prêtée aux oiseaux (Paris: Stock, 1998.).
De l'autre coté, elle assiste à une discussion littéraire féminine voire féministe dans ses œuvres avec la figure récurrente de la femme. Inspirée par sa grande- mère Man Ya qui était victime de la violence domestique et aussi par ses merveilleuses histoires vécues dans l’île colonisée d'une époque, la romancière prolifère l'image de la femme dans ses écrits. G.Pineau, expose les divers visages de la femme antillaise, en éclaire les multiples facettes, dénichant toujours, tel un motif inédit, un destin nouveau à la fois proche et lointain. Avec ses œuvres notamment L'exil selon Julia (Paris: Stock, 1996) , Chair Piment (Paris: Mercure, 2002) même son écriture sociologique ; Femmes des Antilles, traces et voix, 150 ans après l'Abolition de l'Esclavage (Paris: Stock, 1998) et le récit Mes quatre femmes (Paris: Philippe Rey, 2007) , elle s'intéresse à la cause de femmes.
Son œuvre forme une immense toile, où
toutes ces femmes sont singulières, solitaires et solidaires à la fois. De ce
portrait de groupe n'émerge aucune figure extra-ordinaire, car c'est
précisément dans ce qu'elles ont d'ordinaire que G. Pineau s'intéresse ( et
nous intéresse) à ces femmes. Cependant la violence de leurs portraits provoque
des sentiments mêlés : stupeur et fascination, horreur et admiration.
Pourtant, dans un
entretien avec Biringanine Ndango , elle avoue son opinion :
Peut-on considérer votre œuvre comme un engagement pour la cause des femmes ? - je ne peux pas réduire mon écriture à cela, même si je parle beaucoup des femmes et que je prends parfois position pour elles. Toutefois je n'écris pas contre les hommes. Je ne suis pas féministe. Je suis pour l'humain. [1]
Une autre caractéristique de son écriture
est que l'espace donné à la créolité, une style de l'écriture qu'elle a héritée
de Simone Schwarz Bart. Non seulement ce lourd présence linguistique envahit
son œuvre romanesque mais aussi l'espace géographique, son île reste un élément
récurrent dans ses écrits. Interrogé sur ce exotisme forcé, envahissante dans
son écriture , ou la signification d'un tel acte, elle se justifie ainsi :
Je vis dans un environnement qui peut paraître exotique à un étranger. Quelqu’un qui sort de la Norvège verra ce cocotier devant moi comme exotique., Moi, je vois ce cocotier tous les matins quand je me lève et que je m'installe sur la véranda. Ce n'est pas exotique pour moi. A partir du moment où je mets des fleurs tropicales dans mon roman, des fruits comme les goyaves, les papayes,ça peut paraître exotique , mais aux yeux de qui ?... mais pour moi, je veux rester honnête avec moi-même.
Récompensée par plusieurs prix littéraires tels
que Grand Prix des lectrices d'Elle (1994), Prix Terre de France (1996),
Prix Rotary (1997), Prix Amerigo Vespucci (1998), Prix des Hémisphères
Chantal Lapicque (2002), ainsi ,G.Pineau continue sa vie littéraire tout en
forment les femmes pour accentuer le fameux proverbe antillais : La
femme est une châtaigne, l'homme est un fruit à pain.
[1] PINNEAU, Gisèle : au nom du passé, entretien avec Biringanine
Ndagano, écritures caraibes, sous la direction de Georges Voisset et
Marc Gontard, Presse universitaires de Rennes, Rennes , p.159.
Par Jahooli Devi
Par Jahooli Devi
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